ASSOCIATION DES DÉPORTÉS INTERNÉS RÉSISTANTS ET PATRIOTES DE PARIS
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(FÉDÉRATION NATIONALE DES DÉPORTÉS INTERNÉS RÉSISTANTS PATRIOTES)

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ACTUALITÉ

MAI 2016

CONTRE-VÉRITÉ

Dans le dernier numéro du Patriote Résistant (N° 908, mai 2016, page 16), un article non signé nous apprend que lors de l'Assemblée générale constitutive de la nouvelle "ADIRP DE PARIS", Anita Baudoin, Secrétaire générale de l'actuelle mouture de la FNDIRP, a tenu ces propos  : "L'ADIRP de Paris a a été dissoute par l'ancienne équipe alors que nombre d'adhérents souhaitaient sa continuité." 

Il s'agit-là d'une contre-vérité flagrante et insultante envers la mémoire de ceux qui faisaient vivre cette association depuis sa création en 1967.

En effet, le mercredi 6 novembre 2013, lors d'une assemblée générale extraordinaire, c'est bien la dissolution qui avait été votée, à une quasi-unanimité, les adhérents ayant auparavant tous reçu par courrier les éléments leur permettant de voter soit par correspondance soit en venant directement voter lors de l'assemblée générale extraordinaire.

En votant pour cette dissolution qui devait avoir lieu le 31 décembre 2013, les adhérents de l'ADIRP ont respecté les souhaits de nos anciens qui avaient toujours souhaité que la FNDIRP ne devienne pas une fédération de descendants. Et pour empêcher cela et perpétuer le travail de la FNDIRP, des anciens déportés avaient refléchi et proposé la "relève" en créant la Fondation pour la Mémoire de la Déportation qui elle-même avait crée ensuite les Amis de la FMD.

Pour nous, anciens membres de l'ADIRP de Paris, ces propos d'Anita Baudoin sont une insulte à nos dirigeants déportés, tel que Émile Torner ou Raymond Huard, hélas disparus depuis la dissolution de l' ADIRP de Paris; et ils ne font que confirmer toutes les craintes que nous avions à l'époque vis-à-vis de ce qu'allait devenir notre FNDIRP.

Les membres du Bureau de l'ADIRP DE PARIS (1967-2013)


AVRIL 2016

Message des déportés pour la Journée nationale
du souvenir de la Déportation

Dimanche 24 avril 2016

En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont morts.
Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation.
Sans équivalent dans l’Histoire, ces camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants.
En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis d’élaborer la notion juridique de crime contre l’humanité, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies.
Les déportés pouvaient donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas.
En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir.
Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse.
C ’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde.

Ce message a été rédigé conjointement par :
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF)

 


AVRIL 2015

Un hommage à notre regretté camarade Raymond Huard
aura lieu le jeudi 23 avril 2015 à 16h
à la Mairie du 20e arrondissement de Paris

AVRIL 2015

AVRIL 2015

Message des déportés 2015

A l’occasion de la journée de la déportation, le 26 avril et des commémorations et hommages qui l’accompagnent, un message rédigé par les principales associations est lu. Voici le texte proposé cette année.

Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation

En cette période du 70e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, de la défaite du nazisme et du retour des déportés, nos pensées vont tout d’abord à tous ceux qui ne sont pas rentrés, victimes de la barbarie des oppresseurs nazis.

Nous voulons aussi rappeler la longue incertitude et l’anxiété des familles guettant le retour des survivants, notamment au Lutetia, la joie des retrouvailles pour les uns et la détresse devant l’anéantissement terrible de l’espoir pour les autres.

Le retour des déportés que nous commémorons aujourd’hui a symbolisé la défaite de la déshumanisation pratiquée systématiquement par les nazis et le triomphe de la liberté et des valeurs fondatrices de la civilisation.

Les déportés rappellent, pour les avoir vécus, à quels désastres conduisent la violence, le mépris de la dignité humaine, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

Au lendemain des évènements tragiques qui ont durablement ébranlé la conscience collective au mois de janvier dernier et réveillé nos sentiments patriotiques, nous voulons dire notre attachement à la République et à l’unité nationale.

L’oubli, la banalisation de l’horreur et de la violence, l’instrumentalisation de la peur et le rejet de l’autre sont les dangers réels qui menacent nos sociétés.

Cette Journée du Souvenir revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s’inscrit aussi dans le présent et l’avenir. Il appartient aux nouvelles générations d’honorer l’action et les sacrifices des déportés en agissant pour que le respect de la dignité humaine, la solidarité et la liberté triomphent à nouveau dans un monde plus juste et plus pacifique.

Ce Message a été rédigé conjointement par :

  • La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.)
  • La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R.P.)
  • La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.)
  • L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (U.N.A.D.I.F.)

 

MARS 2014

L’Association des Déportés Internés Résistants Patriotes de Paris
a la douleur de vous faire part de la disparition de notre président,
survenue le 10 mars 2014, dans sa 89e année

Émile TORNER

Résistant, Déporté à Buchenwald-Langenstein
Matricule N° 81655

Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 20 mars 2014 au funérarium du Père-Lachaise

mercredi 11 décembre 2013
INTERVENTION D'ÉMILE TORNER
LORS DU DERNIER GRAND BUFFET DE L’AMITIÉ DE L’ADIRP DE PARIS

 

 

DÉCEMBRE 2013

mercredi 11 décembre
LE DERNIER GRAND BUFFET DE L’AMITIÉ DE L’ADIRP DE PARIS

L’ADIRP de Paris ayant décidé de cesser ses activités fin 2013, l’association a organisé mercredi 11 décembre son dernier grand buffet de l’amitié dans son siège historique, au 4 rue de Jouy dans le quartier du Marais. Là, durant trois heures, plus de cinquante personnes purent une dernière fois partager un agréable et chaleureux moment. Mme Hidalgo (1ere adjointe au maire de Paris) et Mme Vieu-Charier (adjointe au maire en charge de la Mémoire) avaient téléphoné pour excuser leur absence, mais parmi ces convives, outre beaucoup d’adhérents, nous pûmes profiter de la présence (et des beaux discours) de Serge Chupin (Président de l’AFMD), de Jacques Celiset (Président de l’AFMA), de Nicole Dorra (Présidente de Ciné Histoire), de Yves Lescure (Président de la FMD) et bien sûr de Robert Créange (ex-Président de la FNDIRP). Tous louèrent le travail effectué par l’ADIRP de Paris depuis sa création en 1967.

Dans leurs discours, Emile Torner et Raymond Huard, respectivement Président et Secrétaire général de l’ADIRP parisienne, revinrent sur toutes ses années de travail, de rencontres, d’expositions, de voyages et de témoignages. Ils eurent tous deux un mot pour D. Beau, fidèle collaborateur qui durant plus de dix ans a maintenu l’activité à flot et s’est chargé de faire connaître le travail de l’association. Ils conclurent en annonçant que si l’ADIRP mettait la clef sous la porte, celle du local allait rester ouverte au monde de la Résistance et de la Déportation puisque, grâce notamment à D. Beau qui a négocié cela avec Paris Habitat, ce siège sera dès 2014 occupé par l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz et l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française. Tous accueillirent cette nouvelle avec soulagement.

Puis ce fut l’heure de déguster quelques coupes de champagne et de savourer de délicieuses tartes et autres gâteaux au chocolat. Les rires fusèrent, les discussions animées allèrent bon train et si bientôt les convives finirent par se séparer et partir, tous savaient qu’ils finiraient bien par se retrouver un jour prochain.

NOVEMBRE 201

Décisions prises lors de l'Assemblée générale extraordinaire le mercredi 6 novembre 2013

LA DISSOLUTION - Les adhérents de l’ADIRP DE PARIS se sont réunis en assemblée générale extraordinaire le 6 novembre 2013. À la suite du vote des adhérents, la prochaine dissolution de l'ADIRP de Paris le 31 décembre 2013 a été votée, comme l'avait proposé notre dernier congrès.

LES LOCAUX - Grâce au travail de notre collaborateur qui est resté en liaison avec Paris Habitat et tous les autres partenaires, notre siège continuera d’abriter deux associations « amies ». En effet, les locaux devraient être repris dès le début 2014 par l’AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz) et l’ANFFMRF (Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française). Cette dernière a, par ailleurs, proposé de racheter notre matériel (mobilier, informatique, etc.).

LE GRAND BUFFET DE L’AMITIÉ - Afin de nous retrouver ensemble une dernière fois, nous vous invitons à venir participer au dernier Grand Buffet de l’Amitié qui aura lieu le mercredi 11 décembre 2013 à partir de 15h à notre siège, 4, rue de Jouy 75004 Paris. Nous en profiterons également pour, une dernière fois, remercier et nous montrer généreux envers celui qui pendant douze ans a mené à bien les activités de notre association, notre collaborateur D. Beau. Lors de cet événement, vous pourrez également acquérir à prix tout à fait modique de la littérature consacrée à la Déportation et à la Résistance.

LES AMIS DE LA FMD - L’ADIRP de Paris cesse ses activités, mais la mémoire de la Résistance et de la Déportation peut toujours continuer de vivre grâce à vous si vous rejoignez l'association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation qui seule aura l'aptitude de continuer notre combat. Voilà pourquoi vous trouverez un bulletin d’inscription ci-joint. Merci de vous inscrire et de perpétuer ainsi la mémoire et l’action de notre chère ADIRP de Paris.

TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D'ADHÉSION À LA DT75 DE L'AFMD

DT75 AFMD
31 Boulevard Saint Germain
75005 PARIS

OCTOBRE 2013

Suite au dernier Bureau de l'ADIRP de Paris, deux nouvelles dates à inscrire dans votre agenda :

Assemblée générale extraordinaire
le mercredi 6 novembre 2013
à 14h au siège de l'association,
4 rue de Jouy 75004 Paris

Pot de l'amitié
le mercredi 11 décembre 2013
à 15h au siège de l'association,
4 rue de Jouy 75004 Paris

SEPTEMBRE 2013

L'ADIRP DE PARIS EST HEUREUSE DE VOUS FAIRE DÉCOUVRIR :

L'ASSOCIATION CINÉ HISTOIRE : 10 ANS DE CINÉMA ET D‘HISTOIRE

Créée en 2003 pour pérenniser la mémoire de la Seconde Guerre mondiale au moyen du cinéma, l’association Ciné Histoire a depuis élargi son domaine d’action à tous les conflits du 20e siècle.

C’est ainsi que depuis dix ans, les élèves et leurs enseignants peuvent participer plusieurs fois par an aux séances organisées par Ciné Histoire à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris, où sont projetés des films et des documentaires évoquant la Seconde Guerre mondiale, en rapport avec le thème du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Chaque projection est suivie d’un débat avec des témoins, des historiens ou encore le réalisateur ou la réalisatrice du film projeté. Près de 2 500 élèves profitent ainsi chaque année de ces projections gratuites.

Forte de ses succès, l’association a, depuis quelques années, créé un Ciné-club au cinéma La Pagode. Chaque séance est animée par un critique ou un historien du cinéma.

Ciné Histoire a reçu en 2010 la Médaille Vermeil de la Ville de Paris et le Prix Jean-Zay en 2012.

CINÉ HISTOIRE
8 rue Dupleix
75015 Paris
nicoledorra@gmail.com
www.cinehistoire.fr

Prochains rendez-vous de CINÉ-HISTOIRE



2 épisodes inédits de la série

UN VILLAGE FRANÇAIS


en présende Jean-Pierre Azéma, conseiller historique de la série

10 septembre à 14h à l'Hôtel de Ville de Paris

Entrée libre sur réservation à :
nicoledorra@gmail.com

Au cinéma LA PAGODE :

SAMEDI 5 OCTOBRE à 10h30
WELCOME IN VIENNA
d'Axel Corti

En présence de Georg Troller, scénariste du film

SAMEDI 9 NOVEMBRE à 10h30
HANNAH ARENDT
de Margareth von Trotta

En présence d'Alfred Grosser, politologue, professeur honoraire à Science Po

LA PAGODE
57 bis rue de babylone
75007 Paris
M° Saint-François Xavier
ou Sèvres-Babylone

TARIF
Tarif unique : 6 €
Cartes UGC/MK2
et Pass acceptés sous réserve

 

MAI 2013

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ET EXTRAORDINAIRE DE LA FNDIRP
HOTEL DE VILLE DE PARIS, 30 et 31 MARS 2013

 

AVRIL 2013

JEUDI 11 AVRIL 2013
RAVIVAGE DE LA FLAMME DE LA FNDIRP

 

 



CONGRÈS DE L'ADIRP DE PARIS AU SIÈGE DE L'ASSOCIATION
JEUDI 4 AVRIL 2013

 

Président de l'ADIRP de Paris, Emile Torner ouvre le congrès

Après qu’une vingtaine de participants aient pris part au déjeuner convivial organisé par l’ADIRP de Paris dans un restaurant du quartier, Emile Torner, le Président de l’ADIRP de Paris, ouvre la séance de ce congrès qui se tient cette année au siège de l’association, situé dans le Marais. Une trentaine de personnes écoutent le Président souhaiter la bienvenue aux participants avant d’égrener la liste des camarades excusés (Charles Palant et Naftali Skrobeck entre autres), des personnalités présentes (Jean-Louis Delpuech, directeur de l’ONAC de Paris, Jean Laurans, Président de la FNACA de Paris, Jean-Pierre Leclerc, de l’UDAC de Paris, Pierre Bourgeois, du Comité du IVe de la FNACA de Paris, Jacques Celiset de l’AFMA, Serge Chupin, Président de l’AFMD, Marie-Jo Bonnet, Présidente de de la DT75, Roger Gauvrit, Christiane Umido et Anick André, de la DT75 de l'AFMD,). Nous observons ensuite une minute de silence à la mémoire de nos camarades disparus depuis notre dernière assemblée générale, notamment notre camarade Gisèle Guillemot.

Geneviève Guilbaud lit ensuite le rapport d’activité (Voir plus bas). Le rapport est débattu. Emile Torner ajoute qu’il a fait des témoignages, plusieurs durant l’année, à Villiers, à Malakoff, etc. « Tant que je pourrais, je continuerai à faire des témoignages ! » déclare-t-il. Quel est l’accueil ? demande un intervenant. E. Torner : « Il y a grand intérêt, j’ai été très surpris par les questions, trois heures de questions diversifiées, pertinentes sur la seconde guerre mondiale, comme nous avons résisté, comme nous avons pu survivre et nous refaire une vie après notre retour. Ils savent qu’ils ont la charge de notre Mémoire après notre disparition. Très conscients de ce qui les attend. Les amis de la FMD ont un grand rôle à jouer pour perpétuer notre mémoire et notre combat. Nous sommes de tout cœur avec eux. » Puis le rapport adopté à l’unanimité.

Daniel Hurevitch présente ensuite le projet de résolution qu’il a rédigé lui-même (Voir plus bas). Apparté sur les PRO (Patriotes Résistants à l’Occupation) par Maurice Cling. Ils sont très nombreux à avoir adhérer à la FNDIRP et ils peuvent aujourd’hui décider, par leur vote leur de la prochaine assemblée générale, de l’avenir de la FNDIRP. Ce qui peut devenir problématique car ils ne sont pas prêts à voter la dissolution. D’ailleurs Maurice Cling regrette que la direction de la FNDIRP ne s’exprime pas clairement sur son souhait de se dissoudre lors du prochain Congrès. Selon lui, on dérive vers une position qui n’est pas celle de la FNDIRP d’origine. Une majorité d’enfants, d’amis et de PRO vont pouvoir voter en majorité et exercer un vrai pouvoir sur l’avenir de la FNDIRP. Si la dissolution n’est pas votée, que fait l’ADIRP de Paris ? Elle est prête à se dissoudre, répond Emile Torner, comme beaucoup d’autres ADIRP en France.
Après avoir été débattu, puis arrangé et adopté à l’unanimité, le projet de résolution est voté à l’unanimité.

Puis Gérard Pupile, notre trésorier, présente le rapport financier (voir plus bas). Budget équilibré grâce aux généreux donateurs. Il faudra étudier qui va se passer à la fin de l’année en cas de dissolution (dons à l’AFMA, règlements de David, dénoncer le contrat du local, rapatriement des fonds de certaines sections, etc.). La commission des finances, représentée par Mme Migdal, donne son quitus. Rapport adopté à l’unanimité.

INTERVENTIONS DES PERSONNALITÉS.
JEAN LAURANS : On peut tout de même se féliciter qu’à Paris depuis plusieurs années ont lieu des expositions, des conférences, des colloques, un vrai travail de mémoire, et bravo à la ville pour sa politique des plaques. néanmoins j’ai le cœur serré à l’idée que ce congrès soit peut-être le dernier de l’ADIRP de Paris. Mais à la FNACA nous avons décidé depuis très longtemps nous soucier de notre venir «post mortem». Nous devons enregistrer nos témoignages et les diffuser auprès des jeunes, comme vous l’avez fait et le faites encore.

SERGE CHUPIN : Il faut mettre en garde les enfants et petits-enfants et les prévenir de la façon dont les totalitarismes sont parvenus à leurs fins. C’est le travail de la Fondation de la Mémoire de la Déportation. Voilà pourquoi les Amis devront jouer un grand rôle à l’avenir. Mais les Amis ne prendront pas partie au sujet de la dissolution de la FNDIRP. Nous continueront néanmoins à assurer votre travail, à perpétuer votre Mémoire. Nous ne pourrons pas nous en désolidariser. On nous reproche de ne pas voir figurer la résistance dans notre sigle. Ça ne veut pas dire que nous allons laisser tomber et ne pas défendre les valeurs de la Résistance.

MARIE-JO BONNET : Présidente fraîchement élue à la tête de la DT75 et très contente d’évoquer aujourd’hui la Résistance. Pas de Déportation sans Résistance qui permet d’aborder la question de la Déportation de manière active. Heureuse d’accueillir à l’avenir au sein de la DT75 les membres de l’ADIRP de Paris pour poursuivre notre combat commun. Mais ne devrait-on pas faire une autocritique ? Comment, au niveau «médiatique», la Déportation de répression a-t-elle pu se faire éclipser de la sorte par la Déportation raciale ? Un exemple : vous êtes enfants ou petits-enfants de déportés juifs, vous allez au mémorial à Paris. Votre grand-père était résistant ? Il vous faut aller à Caen où vous devez affronter un véritable parcours du Combattant pour avoir accès aux archives qui pourrait concernées votre famille.

JEAN-LOUIS DELPUECH : Honoré de l’invitation à participer à une réunion aussi importante. L’ONAC est favorable au regroupement sous la bannière de Fondation et félicite la FNDIRP pour sa façon dont elle a mis en chantier la FMD. L’ONAC veut s’appuyer sur des porteurs de mémoire, pour défendre ses valeurs auxquelles l’ONAC est aussi attachée. Aujourd’hui, la situation en Europe est victime de mouvements d’extreme droite. Il faut donc rester vigilant. Au sujet de l’enseinement, on doit être précis et ne pas assimiler toutes les formes de barbarie. Concernant les archives de Caen, elles ont été stockées là car on ne doit pas tout centraliser à Paris. Au sujet des veuves, il existe déjà plusieurs dispositifs : un revenu de 900 € sûr est déjà en place. Elles peuvent également compter sur des aides pour régler les charges et aides à domicile. Il existe aussi des aides ponctuelles. Il faut se renseigner.

MAURICE CLING : Non, nous n’avons pas à faire notre auto-critique, la FD, âme du combat, a fait tout ce qu’elle pu et son travail est aujourd’hui reconnu par tous. Mais c’est vrai qu’il faut encore aujourd’hui batailler pour faire valoir le combat de la Résistance et le rappeler à l’esprit de beaucoup de Français car on a réussi à gommer l’importance de la Résistance. Mais notre action n’est pas terminée. Il faudra rester vigilant, à l’ADIRP de Paris encore quelques temps, puis aux Amis ensuite..

 

 

 

RAPPORT D'ACTIVITÉ
(préparée par Geneviève Guilbaud)

Mes chers camarades, nous sommes encore nombreux et il reste plaisant de constater que, malgré son grand âge – 46 ans - notre association peut s’appuyer chaque année sur un noyau dur de fidèles.

En 2012, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement aux cérémonies du mois d’avril, la Journée National de la Déportation. Dans tous les arrondissement nous nous sommes efforcer de déposer une gerbe et de lire le « Message ». Signalons que depuis plusieurs années, c’est la fille du docteur Meyroune, Nathalie, qui, reprenant le flambeau, lit le Message dans le 19e arrt lors de la cérémonie.

En 2012, lors de l’assemblée générale parisienne de la F.N.D.I.R.P., l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement présente, avec presque une douzaine de ses membres du bureau siégeant parmi les différentes commissions mises en place.

En 2012, si le nombre de ceux qui en sont encore capables a diminué, plusieurs d’entre nous, comme notre président ou moi-même, nous sommes rendus dans les classes pour témoigner, après que l’association ait adressé un mailing à tous les lycées et collèges parisiens, privés et publics. Malheureusement la disparition de notre camarade Gisèle Guillemot et la santé précaire de nos amis Charlotte Schapira et Raymond Huard a diminué le nombre de témoignages.

En 2012, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est réuni une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais assez comme cela facilite les activités de l’association. Remercions par conséquent tous ceux qui participent activement à ces réunions, été comme hiver. Le résultat de leur travail est le suivant : en 2012, après avoir placé 192 cartes sur 230 distribuées, l’A.D.I.R.P. de Paris de Paris a dégagé un surplus de 2378 €.

À ce jour, notre site internet comptabilise plus de 38 000 visites. Il contient aujourd’hui plus de 100 vidéos, soit plus de 17 heures de témoignages consacrés à la Résistance et à la Déportation. Vous pouvez retrouver tous les films de ces témoignages sur notre site (www.adirp.org ). Outre le témoignage de notre camarade Charles Palant, vous pourrez y retrouver également le témoignage de Gisèle Guillemot qui a été témoigner devant les élèves du Club Histoire du lycée Buffon de Paris. Son témoignage s’est retrouvé ensuite au cœur d’un ouvrage réalisé par les élèves de ce lycée : « Femmes dans la Résistance ». L’ADIRP de Paris a commandé plusieurs exemplaires de ce recueil de témoignages que nous tenons à votre disposition pour la somme modique de 10 euros.
Pour terminer au sujet du site internet de l’ADIRP de Paris, des fonds ont été débloqués afin que notre site internet survive à notre éventuelle disparition, cette année. Ainsi, même si notre association cesse ses activités cette année, notre site continuera, au moins pendant cinq ans, à décrire et à présenter ce qu’aura été l’ADIRP de Paris, ce qu’auront été son action et ses réalisations, et pendant cinq ans encore, les jeunes pourront découvrir nos témoignages. Nous espérons qu’ensuite l’AFMD de Paris pourra prendre le relais et pourra faire en sorte que notre site puisse continuer à exister.

En 2012, s’est tenue dans les locaux de l’association la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P. de la région parisienne. Les camarades n’y furent pas assez nombreux, mais nous avons été assez heureux de constater que, malgré toutes les difficultés rencontrés au sein des différentes sections et des différents départements, chacun tentait comme il pouvait d’apporter des solutions à la diminution des effectifs. Il est ressorti des débats qu’un virage vers les AFMD doit et devra être amorcé dans les mois à venir, que la FNDIRP prononce ou non sa dissolution.

Enfin, concernant notre avenir, s’est tenue en 2012 une réunion très importante à laquelle nous avions convié tous nos adhérents. Il s’agissait de rencontrer Serge Chupin, Roger Gauvrit et André Lassague, responsables de l’AFMD, tant au niveau national que départemental. Malheureusement peu d’adhérents ont fait le déplacements, mais ceux qui furent présent à cette réunion ont compris l’importance qu’il y a lieu de donner à ce rapprochement entre nos deux associations. Nous ferons donc tout dans les prochains mois afin que nos adhérents se rapprochent de l’AFMD et comprenant son action perpétuera celle de notre ADIRP. D’ailleurs ce rapprochement a déjà débuté, puisqu’en 2012, l’A.D.I.R.P. de Paris a eu la bonne idée d’inviter tous les adhérents à son pot de l’amitié, organisé en décembre dernier. Et on peut dire que le succès fut au rendez-vous puisque plus d’une cinquantaine de convives étaient présents pour partager petits-fours et vins fins et parmi eux beaucoup appartenaient à la DT 75 de l’AFMD.

Et je terminerai comme chaque année en reprenant les mots de Gisèle Guillemot notre camarade aujourd’hui disparue et qui rédigea le rapport d’activité de notre ADIRP en 2009 : « Nous ne sommes pas là seulement pour nous autoféliciter. Nous n’en avons pas fini avec nos revendications, il nous reste à obtenir et ce serait grand temps :
- l’indemnisation des P.R.O. ou de leurs ayants cause.
- l’amélioration de la situation des internés.
- la modification du mode de calcul du rapport constant.
- la proportionnalité des pensions.
- La revalorisation des pensions de veuves.
- L’institution d’une journée nationale commémorant la création du programme du CNR.
- l’extension du contentieux en maintenant chaque année le niveau du budget en euros constants.
Notre influence auprès de nos camarades et de leurs familles passe par notre journal « Le Patriote Résistant » dont la qualité et la valeur ne sont plus à démontrer. Il doit être dans tous les foyers. Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre la fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous avons le devoir de rester debout jusqu’au bout du chemin.
Nous ne pouvons toujours pas prendre notre retraite. », et j’ajouterai que nous pouvons reprendre aujourd’hui à notre compte le thème de la prochaine assemblée générale de la FNDIRP qui sera « Après 68 ans de combat, quel avenir pour notre mémoire ? ».

 

RÉSOLUTION
(préparée par Daniel Hurevicth)



Genevière Guilbaud, Daniel Hurevitch, Emile Torner, Raymond Huard et Maurice Cling

Les participants à l’Assemblée Générale de l’ADIRP de Paris réunis le jeudi 4 avril 2013 au siège de l’association :

1 - Adhèrent au thème choisi pour l’Assemblée générale qui se tiendra à Paris le 30 et 31 mai, à savoir : « Après 68 ans de combats quel avenir pour notre mémoire ? »

2 - S’engagent à aider la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l’Association des Amis à poursuivre notre combat et demandent à tous ces membres d’adhérer à cette association des Amis.

3 - Se prononcent pour la dissolution de la FNDIRP par fidélité à nos anciens qui avaient souhaité que jamais notre fédération ne soit composée seulement de descendants ou d’amis et de passer le relais à l’Association des Amis.

4 - Nous n’admettrons jamais la banalisation des crimes nazis. C’est pourquoi chaque année depuis 2009 nous nous sommes élevés contre la résolution « Conscience Européenne et Totalitarisme » adoptée le 2 avril 2009 par le parlement européen. Celle-ci demandait que le 23 août soit proclamé journée européenne du souvenir dédiée « aux victimes de tous les régimes totalitaires ». Or une nouvelle tentative a eu lieu en octobre 2011 avec la création d’une « plateforme pour la mémoire et la conscience de l’Europe ». Ce refus de nier le caractère spécifique du régime nazi est lourd de conséquences quand on voit des régiments lettons félicités dans ce pays pour leur lutte aux côtés des armées hitlériennes lors de l’invasion de l’URSS.

5 - S’indignent des tentatives de réécriture de l’Histoire et de son instrumentalisation. Ainsi le dernier congrès de la FNDIRP a protesté contre la transformation par le gouvernement précédent de la cérémonie du 11 Novembre en journée de commémoration des victimes de toutes les guerres. Cette décision avait soulevé de nombreuses protestations bien au-delà des seules associations de déportés et nous regrettons que l’actuel gouvernement refuse d’annuler cette décision.

6 - Rappellent notre protestation contre la liquidation des acquis du programme du CNR et restons vigilants à ce sujet. Se félicitent de la perpective de voir le 27 mai devenir journée nationale non ferié commémorant le 27 mai, jour de la constitution du CNR.

7 - Demandent que les pouvoirs publics mentionnent aux différents moyens d’information que le 8 mai il n’y a jamais eu d’armistice mais une capitulation sans conditions des armées hitlériennes.

8 - S’inquiètent de la montée des mouvements d’extrême droite en Europe où l’on voit même en Grèce des néo–nazis élus à l’Assemblée.

9 - S’inquiètent également de voir en partie à cause de la crise économique la lepénisation des esprits gagner du terrain et de voir la droite française reprendre des thèmes jusqu’ici développés par les seuls mouvements d’extrême droite : crispations identitaires, rejet de certaines communautés, désignations de boucs émissaires, etc…

10 - Se félicitent avec l’Association des professeurs d’Histoire-Géographie de l’annonce du rétablissement de l’Histoire en terminale scientifique mais estiment avec le Patriote Résistant et l’APGH que l’horaire prévu (2h en première S et 2h30 en terminale S) est très insuffisant. Par exemple en première les programmes sont infernaux .On étudie en un an ce qui l’était en deux ans. Le nazisme, Vichy, la Résistance et la Déportation seront, comme le dit notre Patriote Résistant, seulement survolés. S’indignent que le programme d’Histoire rétabli pour la 1ère S comporte comme thème : « Les régimes totalitaires (soviétiques, fascistes, nazis) » et s’élèvent contre tout amalgame et demandent que l’on modifie cet intitulé dans les meilleurs délais.

11 - Enfin nous demandons que la dénonciation du génocide et des camps d’extermination soit poursuivie, mais aussi qu’on explique aux jeunes ce qu’était la politique de répression envers les résistants et les opposants au nazisme et la Déportation dans les camps de concentration.

 

MARS 2013

L'Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la
Déportation, délégation territoriale de Paris

a le plaisir de vous inviter à l’exposition :

« La Résistance en région parisienne »

À l’Hôtel de Ville de Paris - Salle des Prévôts (entrée libre)

Mercredi 27 mars 2013 à 15 heures
Rendez-vous à 14h45 (sur le parvis)

Organisée et commentée par Marie-Josèphe Bonnet, docteur en histoire,
adhérente de notre association. Cette visite guidée de l’exposition,
offrira un éclairage spécifique sur les Femmes dans la résistance
parisienne.

A l’initiative du Comité Parisien de la Libération, le Comité
d’Histoire de la Ville de Paris et du Musée de la Résistance Nationale
de Champigny sur Marne, associés avec le concours du Musée Jean Moulin
et du Musée de l’Ordre de la Libération, cette exposition se tiendra du
19 mars au 25 avril 2013.

Tout savoir sur l'exposition

 

FÉVRIER 2013

MESSAGE DES DÉPORTÉS
pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation

Dimanche 28 avril 2013

Il y a 80 ans, le nazisme triomphait. Hitler imposait son pouvoir en Allemagne dans l’indifférence quasi générale des démocraties et entraînait le monde dans un conflit qui prit fin en 1945 après des années de terreur, par la victoire sur le nazisme.
C’est alors que les déportés survivants revinrent des camps de concentration et d’extermination.
Nous avons le devoir, au nom de nos camarades disparus, de rappeler ces événements qui ont ponctué notre histoire.
Tant que nous pourrons prendre la parole, nous devons dire aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites, dans lesquels elles doivent discerner les thèses de ceux qui ont exterminé les juifs d’Europe, massacré les Tziganes, déporté et fusillé les Résistants.
Aujourd’hui, il est essentiel qu’elles reconnaissent, dans d’autres discours, les vociférations d’Adolf Hitler et la voix soumise de Philippe Pétain. Ainsi averties, pourront-elles combattre le danger s’il se présente.
Nous lançons aujourd’hui, un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence. Ce message que nous adressons aux jeunes générations se veut partie prenante de la construction de l’avenir.

Ce message a été rédigé conjointement par La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.), La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.), La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R.P.), L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.).

Télécharger le Message


À RETENIR SUR VOS AGENDAS

Assemblée Générale de la DT 75 de l’AFMD
Samedi 23 février 2013 à 10h
à la FMD, 30 bd des Invalides 75007 Paris
Le buffet de l'amitié clôturera cette assemblée.

Exposition Résistance en banlieue parisienne »
à l’hôtel de ville de Paris
du 19 mars au 25 avril 2013

Assemblée Générale de l’ADIRP de Paris
Jeudi 4 avril 2013
au siège de l'association
4 rue de Jouy
75004 Paris
de 14h30 à 17h

Congrès de la FNDIRP
à l’Hôtel de ville de Paris
du 29 au 31 mai 2013


Un nouveau témoignage est en ligne, celui de notre camarade Charles Palant.

Retrouvez-le en cliquant ici


L'ADIRP de Paris a la tristesse de vous faire part
de la disparition de notre camarade Gisèle Guillemot.

Nous adressons toutes nos plus sincères condoléances à ses filles, Françoise et Michèle, ainsi qu'à toute sa famille.
Gisèle est décédée le 31 janvier 2013, à l'hôpital des Invalides.

Plusieurs cérémonies en sa mémoire auront lieu mercredi 6 février 2013
- à 10h45, dans la cour des Invalides, 129 boulevard de Grenelles.
- à 14h30 au crématorium du cimetière du Père-Lachaise.
- Sa fille Françoise organisera également à partir de 16h30 une réception en mémoire de sa mère au café situé au 49 rue de Lappes, Paris 11e.

______________

La companie Théâtre Averse PROCREART et TABARMUKK
Le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin
présentent

DIALOGUE


d'après l'oeuvre de Germaine TILLION



adaptation et mise en scène de Jean QUERCY
avec Sophie MILLON, Fatima EL HASSOUNI Niddal EL MELLOUHI, Eric AUVRAY
à la crypte de l'église Saint Sulpice
33 rue Saint Sulpice Paris 6ème
du mercredi 20 février 2013 au dimanche 24 mars 2013
le mercredi, jeudi et samedi à 20 heures 30
le dimanche à 15 heures

"Comprendre ce qui vous écrase. C'est peut-être cela qu'on peut appeler exister"

DIALOGUE est une adaptation théâtrale de différents textes de Germaine Tillion
publiés aux éditions du Seuil sous le titre "Combats de guerre et de paix".
La lecture des écrits de Germaine Tillion ne laisse pas indifférent. Chaque période de sa vie a correspondu
à une implication extraordinaire de sa part dans les événements dont elle est témoin.
Son regard d'ethnologue lui fournit une force singulière par sa capacité à comprendre les événements
les plus dramatiques dans des environnements et des situations les plus diverses.
Cette capacité d'analyse et cette intelligence, elle les met au service des plus faibles pour les aider à survivre.

Tarifs par spectacle Plein tarif : 15 Euros
Tarif réduit (moins de 18 ans, retraité, chomeur) : 10 Euros
Nous nous tenons à votre disposition pour toute information ou réservation.
Téléphone : 01 49 26 09 95 info@theatre-averse.org
Théâtre Averse - 6 rue de Nice 75011 Paris

EN ALTERNANCE AVEC

UNE OPÉRETTE À RAVENSBRÜCK

Ce spectacle a été créé en septembre 2010 à Bio Lopin, et fut joué dans
différentes salles de la région de Franche-Comté.
Il est proposé aux collèges (classes de 3èmes) et aux lycées.
Germaine Tillion, grande ethnologue, entre dans la Résistance dès juin 1940. Elle est arrêtée en 1942
et déportée à Ravensbrück. Là-bas, elle prend le risque de refuser le travail du camp, en se cachant dans une caisse ;
c’est là qu’elle écrit son opérette sous-titrée : « Verfügbar aux Enfers » qui signifie « Le disponible aux Enfers ».
C’est un spectacle dont les dialogues cocasses sont entrecoupés de danses et de chansonnettes,
calquées sur des mélodies que tout le monde à cette époque fredonne…

Du 21 février au 24 mars 2013 dans la crypte de l'Eglise St Sulpice - 75006 PARIS
Les jeudis à à 15h, les vendredis à 20h30 , les samedis et dimanches à 17h30.
Tarif normal : 15€, tarif réduit 10€ (scolaires et groupes) , partenaire culture du cœur (4 entrées par jour).
Réservation par mail ou en laissant un message au 03 84 48 57 54
et à partir du 9 janvier 2012 uniquement aux 06 07 45 50 16 ou 06 28 62 10 12.
Des conférences-débats seront proposées à l’issus des représentations par différents partenaires.

SEPTEMBRE 2012

ADIRP DE PARIS/ AFMD -DT75
GRANDE RÉUNION D'INFORMATION
JEUDI 18 OCTOBRE À 14h30
au 4 rue de Jouy
75004 PARIS

Comme vous le savez déjà, la FNDIRP a préparé depuis des années son avenir en créant avec d’autres associations la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (la FMD) et ses Amis (les AFMD). Riches des fruits de plus de 60 ans de travaux de la FNDIRP consacrés à la mémoire de la Résistance et de la Déportation, la FMD et les AFMD prendront donc le relais de la FNDIRP dans les mois et les années à venir.

Par conséquent, imitant ce qui se prépare à l’échelle nationale, l’ADIRP de Paris sait qu’elle devra, à terme, passer le relais à  l’AFMD de Paris, la Délégation Territoriale 75 (DT 75). Cela constitue pour nous un acte naturel et logique, prévu de longue date. C’est pour cela que dans les mois à venir et jusqu’à ce que soit décrétée la dissolution de la FNDIRP - et donc, par extension, celle de l’ADIRP de Paris - nous allons travailler avec la DT de Paris aux développements de projets communs.

Comme notre association le fait depuis plus de 40 ans, la DT 75, travaille d’arrache-pied depuis quinze ans pour mettre en œuvre des projets destinés à sensibiliser le public au travail de mémoire de la Résistance et de la Déportation. Cela se traduit par une volonté de créer un lien permanent avec les adhérents, de faire connaître les projets et les travaux des DT (site internet, lettre d’informations, etc.), mais également par une implication sans faille dans le Concours National de la Résistance et de la Déportation, par la collecte les témoignages, par l’organisation de conférences, la visite commentée des monuments du père Lachaise, les dédicaces d’ouvrages, etc. Par ailleurs, la DT 75 fédère actuellement ses adhérents autour d’une initiative de spectacle de vivants qui devrait voir le jour en 2015, pour célébrer les 70 ans de la libération des camps.

C’est donc pour toutes ces raisons que nous nous tournons vers vous aujourd’hui, afin de vous sensibiliser et de vous informer des travaux de qualité réalisés par l’AFMD de Paris. Car ce passage de relais ne pourra se faire sans vous. C’est pourquoi nous vous invitons à participer à cette grande réunion d'information qui aura lieu le jeudi 18 octobre, à partir de 14h30 au siège de l'association.

Sachez que certains des adhérents de l’ADIRP sont déjà adhérents de la DT75  car ils savent que si la DT de Paris est efficace, elle a aussi besoin d’aide pour demeurer cet outil mémoriel de première importance à Paris. Alors si vous souhaitez soutenir leur action comme vous avez soutenu celle de l’ADIRP depuis tant d’années, venez nous rejoindre.

Aider la DT 75, c’est valider les 40 ans de travaux de l’ADIRP de Paris, c’est aussi lui donner l’assurance que ses efforts n’auront pas été vains et que son avenir, à travers l’AFMD de Paris, est assuré.

 

AVRIL 2012

Message commun des associations de déportés pour la Journée nationale
du souvenir de la Déportation Dimanche 29 avril 2012

En cette année électorale importante, les victimes du nazisme et de la collaboration de l’État français réaffirment leur attachement à cette journée du souvenir de la déportation. Pourquoi faut-il toujours se souvenir ? Pourquoi faut-il sans cesse témoigner ? Revenir sur le passé reste un préalable indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation.

Survenue souvent après les épreuves de l’arrestation et de l’internement, la déportation dans ses finalités répressive ou exterminatrice a touché des dizaines de milliers de nos compatriotes comme aussi de ceux qui avaient pensé trouver asile sur notre sol. Jamais il n’a été plus indispensable de rappeler notre passé concentrationnaire qui peut sembler lointain aux générations nouvelles. Les enseignements que nous en tirons restent actuels à nos yeux.

Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s’éteignent, nous avons aussi le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance.

Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité par des passions nationalistes et religieuses et des désordres économiques. Cette journée du souvenir doit être tournée vers l’action. Les détenus, lorsqu’ils furent libérés, s’engagèrent pour que ces drames ne soient pas seulement un objet de commémoration.

En ce 67ème anniversaire de notre libération, notre objectif commun doit être de faire vivre dans notre société l’histoire et la mémoire de phénomènes d’une dimension humaine si considérable par leurs origines, leurs ressorts et leurs conséquences, qu’ils ne peuvent ni ne doivent plus jamais laisser les consciences au repos.

Ce message a été rédigé conjointement par la Fondation pour la mémoire de la déportation (F.M.D.), la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.), la Fédération Nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.), l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.), ainsi que par des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance.


MARS 2012

CONGRÈS DE L’ADIRP DE PARIS / 31 MARS 2012
MAIRIE DU XIXe arrondissement

COMPTE RENDU DU CONGRÈS

Le Président de l’ADIRP de Paris, Emile Torner ouvre la séance et souhaite la bienvenue aux participants avant d’égrener la liste des camarades excusés, des personnalités présentes ou excusées. Il cite notamment comme camarade excusés Charles Palant, Gisèle Guillemot et Charlotte Schapira. Représentant la direction de la FNDIRP, Maurice Cling annonce qu’il parlera également en tant qu’adhérent de l’ADIRP. Puis nous observons une minute de silence à la mémoire de nos camarades disparus depuis notre dernière assemblée générale.


Geneviève Guilbaud lit ensuite le rapport d’activité (Voir plus bas). Le rapport est débattu. Raymond Huard souhaiterait que l’association soit encore là dans deux ou trois ans. Il regrette qu’on ne parvienne pas à amener à nous davantage de jeunes. Il faudra soulever ce problème lors d’une prochaine réunion. Au sujet des témoignages. Emile Torner annonce que l’âge n’aide pas : il a été sollicité, mais a du annulé à trois reprises sa participation. Dernièrement, il a été sollicité à Villiers sur Marne, où il a témoigné devant 170 élèves, en présence de l’inspecteur d’académie et du recteur d’académie. Lucienne Gouffault : est-ce que les veuves peuvent aller témoigner dans les écoles, alors qu’elles ne sont pas des déportées, alors qu’elle a été sollicitée et qu’elle a entendu des années durant le témoignage de son mari et qu’elle se trouve donc porteuse de la mémoire de la déportation depuis 55 ans ? Daniel Hurevitch, sollicité à Amboise où il réside, s’est trouvé confronté à ce problème. Il préconise cette solution du témoin indirect pour répondre aux questions, si simples, d’élèves qui ne savent pratiquement rien de la Résistance et de la Déportation. Lors de ses témoignages, il raconte son histoire, celle de ses parents, son travail dans les associations pour justifier de la valeur de son témoignage. Selon lui, il faut aller témoigner. On ne peut pas dire non. On ne pourra jamais prendre la place des anciens déportés, mais un témoignage indirect et annoncé comme tel, cela ne vaut-il pas mieux que pas de témoignage du tout ? La question est posée. Même si certains ont des doutes sur le fait de voir des veuves, donc des témoins indirects, aller témoigner devant les élèves. Alice Laufman rappelle le rôle de la FMD et de leurs amis qui doivent jouer ce rôle là désormais. Alain Audou, trésorier de l’ANACR du 19e annonce qu’en dernier lieu ce sont les enseignants qui doivent décident s’ils acceptent de voir témoigner des témoins indirects. Tout dépend d’eux. Rosette Onesti : adhérente depuis l’origine à la FNDIRP et à l’ANACR, annonce qu’elle fera tout pour honorer ce travail de mémoire. Au sujet du rapport, Maurice Cling trouve remarquable les activités de l’association compte tenu des moyens dont dispose l’ADIRP. Rapport adopté à l’unanimité.

Puis Gérard Pupile, notre trésorier, présente le rapport financier (voir plus bas). Le budget est équilibré, les dépenses sont sous contrôles et les recettes restent stables grâce à l’appel aux dons et aux subventions. Sans soucis majeurs, nous pouvons encore tenir quelques années à ce rythme. Trésorière-adjointe, Alice Laufman tient à souligné la qualité du travail de Gérard Pupile et David Beau qui gèrent avec attention les comptes, l’associant toujours à leurs travaux. Par ailleurs, elle annonce, que les personnes ayant procuration sur les comptes de son comité du 10e arrondissement ayant un certain âge, le bureau de la section du 10e a décidé d’inclure M. Gérard Pupile parmi les personnes ayant procuration sur ce compte. La commission des finances, représentée par Mme Migdal, donne son quitus. Rapport adopté à l’unanimité.


Daniel Hurevitch présente le projet de résolution qu’il a rédigé lui-même (Voir plus bas). Le projet est débattu, arrangé puis adopté à l’unanimité.
Questions diverses : Au sujet de prochaine éventuelle dissolution de la FNDIRP, Maurice Cling signale que lors de la dernière assemblée, près de la moitié des représentants voulaient que la FNDIRP poursuivent ses activités et ne prononce pas sa dissolution. Daniel Hurevitch : il ne faut pas dénaturer la FNDIRP d’origine. Mais si elle est amenée à poursuivre ses activités, elle pourrait changer de nom et de statuts . Cela pourrait être une solution.
Roger Gauvrit (représentant de l’AMFD de Paris) : Nous devons concrétiser les premiers contacts qui ont déjà été pris entre l’ADIRP de Paris et la DT (Délégation Territoriale) des Amis de la FMD de Paris pour travailler ensemble. Toutes les conditions existent. Quels sont es soucis actuels en île de France des DT ? Créer un lien permanent avec les adhérents, faire connaitre les projets, les travaux des DT, s’impliquer dans le concours national de la résistance et de la Déportation, créer un certain nombres d’initiatives, collecter les témoignages, fédérer les adhérents autour d’une initiative de spectacle de vivants qui devrait voir le jour en 2015, lors des 70 ans de la libération des camps. Il nous faudrait donc définir des axes simples de collaboration. Alice Laufman propose d’organiser une réunion où l’on informerait nos adhérents de l’existence et des travaux de la DT de Paris. David Beau propose d’adresser un courrier à tous les adhérents pour les informer des travaux et leur annoncer, qu’à terme, la DT de l’AFMD de Paris est l’avenir de l’ADIRP de Paris, comme la FMD est l’avenir de la FNDIRP.
Maurice Cling : la FNDIRP a toujours été et restera jusqu’au bout une locomotive pour la mémoire de la Déportation. Nous nous battrons tant qu’on le pourra. Nous devons en être pleinement conscient. L’avenir est incertain. Malgré les divergences. Mais nous devons maintenir les activités : agir pour la défense de nos valeurs et de notre mémoire, défendre la commémoration du 8 mai. Nous avons déjà battu les négationnistes qui ne sont plus nos adversaires principaux : plus personne ne doute de l’existence des chambres à gaz. Certains aspects de la politique du pouvoir actuel sont très inquiétants de notre point de vue, outre l'activité de l'extrême droite. Il ne faut pas s’alarmer : la fin de la FNDIRP est logique, normale, naturelle. Et les Amis de la FMD et les FMD sont notre réussite, nous avons obtenu qu’elles existent et qu’elles nous survivent et c’est une vraie victoire, car depuis toutes les autres associations ont fini par rejoindre la FMD.

Notre journal, le Patriote Résistant continuera même après la dissolution de la FNDIRP, de façon autonome, mais avec une direction issue en partie de la FNDIRP. Les statuts sont déjà prêts. Des fonds ont été débloqués pour le maintenir en l’état pendant quelques années. Il faut être fier de notre Fndirp . Il faut partir en beauté, et rester nous-mêmes jusqu’au bout. Nous resterons toujours actifs et déterminé et être conscients des fruits de notre action passée. La séance est clôturée à 12h20. S’en suit un dépôt de gerbes (voir photo) ainsi qu’un vin d’honneur. Une vingtaine de convives participèrent ensuite avec plaisir. au déjeuner convivial.

RÉSOLUTION 2012, préparé par M. Daniel Hurevitch

Les participants au congrès de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 31 mars 2011 à la Mairie du 19ème Arrondissement :

1) Adhèrent au thème choisi pour le congrès de la FNDIRP qui se tiendra à Nantes du 31 mai au 2 juin, Le thème étant : « De la mémoire de la Déportation vers un monde de paix, démocratique et solidaire. »

2) S’indignent devant les tentatives de réécriture de l’histoire et de son instrumentalisation. Ainsi la commémoration du 11 novembre perd son caractère spécifique au profit d’une journée dédiée aux morts de toutes les guerres ! Le risque est très grand de voir supprimer les cérémonies consacrées à la victoire du 8 mai et à la journée du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

3) Se félicitent de l’échec de la tentative de réhabilitation de Louis Renault, collaborateur notoire. La FNDIRP qui était partie prenante du procès intenté à l’état par les petits-enfants de Renault restera vigilante devant toute tentative de réhabilitation de Louis Renault.

4) N’admettrons jamais la banalisation des crimes nazis. Ainsi l’an dernier nous nous sommes élevés solennellement contre la résolution « Conscience européenne et totalitarisme » adoptée le 2 avril 2009 par le parlement européen. Celle ci demandait que le 23 août soit proclamé journée européenne du souvenir dédiée « aux victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires » 0r une nouvelle tentative a eu lieu en octobre 2011 avec la création d’une « plateforme pour la mémoire et la conscience de l’Europe ». Le but poursuivi est de « renforcer dans le public la conscience de l’histoire européenne et des crimes commis par les régimes totalitaires »

5) Expriment notre satisfaction du choix du sujet pour le concours de la Résistance et de la Déportation à savoir : la résistance dans les camps nazis. Il est important que cette Résistance souvent ignorée soit enfin portée à la connaissance des jeunes générations.

6) Manifestent avec l’ensemble des professeurs d’Histoire sa réprobation devant les nouveaux programmes en classe de première et devant la disparition de l’enseignement de l’Histoire en terminale, section scientifique. Ainsi par exemple l’étude de la guerre 39-45 est traitée en classe de première à la fin de l’année scolaire et la résistance se voit enseigner dans le cadre général « des français et de la République » Il est évident que ces modifications favoriseront une désaffection des élèves pour le concours de la Résistance et de la Déportation et surtout ne permettront pas aux jeunes de connaître réellement l’histoire de la seconde guerre mondiale, de la Résistance et des crimes hitlériens.

7) Nous renouvelons notre protestation contre la liquidation systématique des acquis du programme du CNR, lequel avait le souci de voir naître une société plus juste . Or depuis l’an dernier l’abandon de ces acquis s’est poursuivi. Ainsi le démantèlement et les tentatives de privatisation des services publics ont continué. La FNDIRP, demande comme chaque année que le 27 mai, jour de la constitution du CNR soit reconnu comme journée nationale non fériée.

8) Nous poursuivrons notre action encore au sein de la FNDIRP en préparant le relais et en travaillant avec les amis de la fondation. Comme le dit notre secrétaire général « les amis et la fondation que nous avons crée sont notre avenir général «  les amis et la fondation que nous avons crée sont notre avenir.


JANVIER 2012

L'ADIRP DE PARIS VOUS CONSEILLE :

"En ce temps là, l'amour..."
de et avec Gilles Ségal
Mise en scène Jean Bellorini
7 JANVIER >29 JANVIER
DU JEUDI AU SAMEDI À 19H00,
LE DIMANCHE À 16H30

 

« En ce temps là, l’amour était de chasser ses enfants. »
Ainsi commence le récit que Z entreprend devant un petit magnétophone. Après avoir longuement hésité, il se décide enfin à raconter un souvenir gravé à jamais dans sa mémoire : l’étrange rencontre avec un père et son jeune garçon dans le wagon qui les emmenait vers les sinistres camps allemands. Et surtout, l’extraordinaire volonté chez cet homme de profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui aurait pu faire de lui un homme.
 
Gilles Ségal a été l’étoile du mime Marceau Marceau, il a joué avec Jean Louis Barrault, au cinéma ou à la télévision. En tant qu’auteur, il a écrit de nombreuses pièces dont les plus connues ont été Le marionnettiste de Lotz mis en scène par Jean-Paul Roussillon ou encore Monsieur Schpill et Monsieur Tippeton mis en scène par Georges Werler qui a obtenu deux Molière en 1996 (meilleur auteur et meilleur spectacle du subventionné)

Un récit poignant sans être désespéré, exempt de haine mais non de générosité. La qualité du silence dans la salle est à l’image de l’émotion ressentie : rare.
Télérama

Gilles Ségal est un grand acteur. Son jeu, pur et léger, est d’une grande humanité.
Pariscope

Gilles Ségal écrit un texte de haute résistance à la barbarie avec cette leçon racontée par lui-même de manière sobre et simple, sans pathos ni emphase, avec une présence chaleureuse. Un très beau moment de mémoire vivante. Télérama sortir

Ségal, auteur et acteur, avec une pudeur extrême touche en plein cœur
Politis


Mise en scène Jean Bellorini (prix SACD révélation théatrale de l'année 2010)
Co-réalisation Compagnie Air de Lune et Théâtre de Belleville
Du samedi 7
au dimanche 29 janvier
Du jeudi au samedi à
19H, dimanche à 16H30
-
Plein tarif : 28€
Tarif réduit : 18€
Moins de 26 ans : 10€
réservation:
01 48 06 72 34


DÉCEMBRE 2011

ADIRP DE PARIS : 10 ANS DÉJÀ !

Dans l’après-midi du 15 décembre 2011, s’est déroulé au siège de l’ADIRP de Paris un pot de l’amitié un peu spécial. Tout d’abord, Emile Torner, président de l’association, a cité les excusés (Gisèle Guillemot, Charlotte Schapira, Jeanine Duchateau et M. et Mme Noudelmann) avant de rendre hommage à tous les camarades disparus, notamment Jean Duchateau et Henri Bulawko, et de conclure en évoquant toutes les commémorations que nous célébrerons en 2012.


Puis la cinquantaine de convives présents pu rendre hommage au travail de David Beau, fidèle collaborateur de l’association dont on célébrait ce jour-là les dix ans au sein de l’ADIRP. Emile Torner mit particulièrement en avant le travail de David, le remerciant ainsi pour son dévouement envers la mémoire et la défense de nos intérêts et ses relations toujours amicales avec les adhérents. Il insista particulièrement sur tous les témoignages vidéos de nos camarades anciens déportés que David a enregistré et mis en ligne sur notre site (www.adirp.org) ainsi que sur le site de partage en ligne www.youtube.com. Leur succès est indéniable : plus de 25 000 visiteurs pour une centaine de vidéos mise en ligne. Ému, David remercia l’assemblée et salua plus particulièrement la mémoire de Jacques Grynberg et Colette Tcherkawsky qui – en compagnie de Raymond Huard – avaient choisi de lui faire confiance voilà dix ans.


La parole fut enfin donnée aux invités. M. Pierre Bourgeois, président du comité Fnaca du 4e arrondissement et M. Georges Celiset, président de l’AFMA de Paris rappelèrent leur attachement aux valeurs qui sont les nôtres. M. Bourgeois en profita pour annoncer qu’en 2012 nous célèbrerons le cinquantième anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.
Pour terminer, M. Jacques Hauboin, adhérent à l’ADIRP du 4e arrondissement évoqua avec beaucoup de passion la pièce de théâtre « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Segal dont le succès récent au théâtre de Belleville est dû en partie à la mobilisation de nos adhérents ; un succès tel que la pièce sera reprise dès le mois de janvier 2012 (plus de détails sur notre site)
Les discours terminés, les convives purent déguster champagne, vins fins, gâteaux et autres sucreries que des personnes bien intentionnées avaient apporté avec elles.
L’année 2012 allait pouvoir commencer sous de bons hospices.


AVRIL 2011

LE JEUDI 7 AVRIL 2011

UN HOMMAGE SERA RENDU
À NOTRE CAMARADE

MARCEL PETIT

À 14H30
AU MONUMENT AUX MORTS
DE LA COMMUNE DE DAMMARIE-LES-LYS (77)


MARS 2011

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2011
samedi 26 mars 2011 - Salle Jean Mouly de la Mairie du IVe ardt

RESOLUTION
Préparée par M. Daniel Hurevitch

Les participants à l’assemblée générale de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 26 mars 2011 à la Mairie du IVe arrt :

1 ) Adhérent au thème choisi pour l’Assemblée Générale de la FNDIRP qui se tiendra à Paris les 12 et 13 mai 2011 : « Fiers des combats d’hier, confiants en l’avenir ». Cette assemblée doit fixer la date de fin d'activité de notre Fédération. Il est nécessaire que la participation soit la plus dense possible. Il sera tenu compte du fait que parmi les 13 015 adhérents fin 2010, les déportés ne sont plus que 1 767. Ensuite le relais de la Mémoire sera transmis à la FMD et aux amis de la FMD.

2) Soulignent que l'écoute des derniers témoins représente une importance considérable non seulement du fait de leur connaissance des camps, mais aussi des leçons qu'ils peuvent en tirer pour la situation dans le monde contemporain .

3) Sont scandalisés par l’attitude du gouvernement français illustrée par notre ancien ministre de tutelle préconisant « le respect mutuel des anciens combattants » (Wehrmacht et SS compris) et par celle de Mme Alliot Marie qui n'a jamais renié sa déclaration : « A la repentance je préfère la réconciliation sincère » mettant ainsi sur le même plan les victimes et leurs bourreaux.

4) S'élèvent solennellement contre la résolution « Conscience européenne et totalitarisme » adoptée le 2 avril 2009 par le parlement européen. Celle- ci demande que le 23 août soit proclamé « Journée européenne du souvenir dédiée aux victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires ». Comme 1’a indiqué notre fédération lors de son dernier congrès, ce texte qui n'a fait l'objet d'aucun débat public constitue une nouvelle étape dans la banalisation du nazisme.

5) Se félicitent que le combat mené par notre Fédération pour la reconnaissance de l’action des résistants et pour la dénonciation du régime de Vichy trouve sa traduction dans le sujet choisi pour le prochain concours de la Résistance et de la Déportation à savoir : « La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy. »

6) Dénoncent la liquidation systématique des acquis du programme du CNR, en particulier le démantèlement et les différentes tentatives de privatisation des services publics. Le CNR avait le souci de voir naître une société plus juste, or tous les_acquis de cette période sont progressivement abandonnés. Nous renouvelons notre demande que le 27 mai - jour de la constitution du CNR - soit reconnu comme journée nationale non fériée.

7) Insistent sur notre attachement à la signification de la date du 8 mai, date de la capitulation des armées hitlériennes et s'opposent à toute tentative de remise en cause de la célébration le 8mai de cette victoire et du caractère férié de ce jour.

8) S’indignent de la suppression du poste de « Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants » et demandent son rétablissement immédiat.

9) Ils se prononcent pour que le processus engagé par la FNDIRP concernant sa dissolution soit respecté. Ils approuvent également la date retenue pour cette dissolution : le 31 12 2013. Ils s'engagent à cesser les activités de l'association dès que la dissolution de la FNDIRP aura été validée officiellement.

RAPPORT D’ACTIVITÉ 2010
rédigé par Geneviève Guilbaud

En 2010, lors de notre dernier congrès, nous étions une cinquantaine réunis à la mairie du XVe. Nous sommes aujourd’hui à peu près aussi nombreux. Il est donc plaisant de constater que, malgré son grand âge – 44 ans - notre association peut s’appuyer chaque année sur un noyau dur de fidèles.
En 2010, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement aux cérémonies du mois d’avril, la Journée National de la Déportation. Dans tous les arrondissement nous nous sommes efforcer de déposer une gerbe et de lire le « Message ». Signalons que depuis plusieurs années, c’est la fille du docteur Meyroune qui, reprenant le flambeau, lit le Message dans le 20e (ou 19e arrt) lors de la cérémonie.
En 2010, lors du congrès de Marseille de la F.N.D.I.R.P., l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement présente, avec presque une douzaine de ses membres du bureau siégant parmi les différentes commissions mises en place.
En 2010, si le nombre de ceux qui en sont encore capable a diminué, plusieurs d’entre nous n’ont pas compté leur peine et se sont rendus dans les classes pour témoigner, après que l’association ait adressé un mailing à tous les lycées et collèges parisiens, privés et publics. Difficile de chiffrer le nombre de témoins et de témoignages, mais nous sommes toujours actifs sur ce front et c’est tout ce qui doit compter.
En 2010, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est réuni une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais assez comme cela facilite les activités de l’association. Remercions par conséquent tous ceux qui participent activement à ces réunions, été comme hiver. Le résultat de leur travail est particulièrement réussi, puisque en 2010, après avoir placé 233 cartes sur 266 distribuées, l’A.D.I.R.P. de Paris de Paris a dégagé un surplus de 3570,00 €. L’année précédente, elle en avait placé 238 et dégagé un surplus de 3760,00 €. Le niveau est donc maintenu et nous espérons qu’il en sera de même en 2011.
En 2010, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois organisé son Pot de l’Amitié qui, nul n’en doute, aurait connu un vif succès, si lune tempête de neige n’avait pas eu la mauvaise idée de souffler sur Paris ce jour-là. Néanmoins saluons le courage de la quinzaine de convives présents pour partager petits-fours et vins fins.
En 2010, s’est tenue dans les locaux de l’association la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P. de la région parisienne. Les camarades y furent assez nombreux et nous avons été assez heureux de constater que, malgré toutes les difficultés rencontrés au sein des différentes sections et des différents départements, chacun tentait d’apporter des solutions à la diminution des effectifs.
A ce jour, notre site internet comptabilisait plus de 15 000 visites. Il contient 96 vidéos, soit plus de 16 heures de témoignages pour une vingtaines de témoignages et de vidéos relatant les visites des camps et celles des témoins devant les certaines classes. A signaler qu’en 2010, de nouveaux témoins (comme Charlotte Schapira ou notre regretté camarade Marcel Petit) ont tenu à offrir leur témoignage à notre association. Nous avons également reçu la visite en septembre dernier d’une classe d’élèves de Terminale venue spécialement de Berlin pour interroger deux témoins de l’ADIRP de Paris, Emile Torner et Gisèle Guillemot. La rencontre s’est si bien déroulée qu’ils n’ont pas hésité à nous adresser de délicieuses patisseries allemandes à Nôel dernier. Vous pouvez retrouvez tous les films de ces témoignages sur notre site (www.adirp.org ») ou bien encore commander les vidéos directement à David.
Et cette récolte de témoignages est loin d’être terminée. En 2011, sont prévus les témoignages de Charles Palant, de George Petit ainsi que celui de Gisèle Guillemot qui a été témoigner devant les élèves du Club Histoire du lycée Buffon de Paris. Son témoignage est destiné à se retrouver avec certains autres au cœur d’un ouvrage crée par les élèves eux-mêmes et dont le sujet sera les femmes dans la Résistance.
Pour terminer, nous appelons également tous ceux qui n’ont pas encore témoigné – résistants, internés ou déportés – à contacter David afin qu’à votre tour vous puissiez apporter votre pierre à ce modeste édifice qu’est notre site internet, au nom du devoir de mémoire. Car soyons honnête, étant donné notre âge, ça n’est plus à nous d’aller vers les élèves, mais élèves de venir vers nous, et cela est aujourd’hui possible grâce à Internet et au travail de David.

Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot notre camarade ici-présente : «Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre la fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous avons le devoir de rester debout jusqu’au bout du chemin. Nous ne pouvons toujours pas prendre notre retraite. »


D. Beau, G. Pupile, R. Huard, E. Torner, J. Debord et G. Guilbaud




Jacques Debord et Genevi ève Guilbaud


Jacques Debord et Daniel Hurevitch


M. Yves Lescure, Directeur G énéral de la FMD
s'adresse aux adhérents présents


Geneviève Guilbaud, Charles Palant, Eliane Migdal et Lucienne Gouffaut
déposent une gerbe au pied du monument aux morts



AVRIL 2011

MESSAGE DES DÉPORTÉS
pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation
Dimanche 24 avril 2011

Avril- Mai 1945, il Y a 66 ans, s'ouvraient les portes des camps de concentration sous les coups de boutoir des forces alliées. Brutalement, apparut en pleine lumière la réalité d'un système d'oppression qui avait organisé scientifiquement la destruction d'êtres humains. Des milliers d'hommes et de femmes rescapés de ces camps d'extermination et de concentration, allaient témoigner, au nom de millions de morts et de disparus, du danger mortel que recélait un régime établi sur la négation des droits de l'être humain, par son avilissement et sa mort.
Nous qui sommes les survivants de ce système, apportons aujourd'hui notre témoignage, en ces temps de tourmente où se confrontent des extrémismes étatiques ou religieux et les aspirations d'ouverture vers la démocratie et le simple respect des droits de l'homme.
Nous tenons à affirmer notre conviction que ce rappel des luttes et des souffrances d'hier ne doit pas seulement consister en un regard apitoyé ou reconnaissant lancé sur un passé douloureux.
Cette évocation ne saurait être dissociée des espoirs qu'aux jours sombres nous placions dans l'avenir, et que, aujourd'hui encore, nous entendons préserver et développer.
En cette journée du souvenir de la déportation et des combats de la liberté, les hommes, les femmes et les enfants qui ont vécu ces événements dans leur chair et avec leurs yeux, appellent avec force leurs concitoyens à rester fermes dans la défense des valeurs de liberté, de démocratie, de tolérance et à ne jamais oublier que le monde se construit par la force de l'espoir et par la générosité des hommes, non par la force des dictatures.

Ce message a été rédigé conjointement par
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes
L'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus
L'Union Nationale des Déportés, Internés et Victimes de Guerre


SEPTEMBRE 2010

RENCONTRE AVEC DES ÉLEVES ALLEMANDS

Le mercredi 15 septembre 2010 les élèves du groupe d'étude Friedens-AG du Lycée Fichtenberg Gymnasium de Berlin Steglitz-Zehlendorf accompagnés de leurs enseignante Mme Linde Wagner et Mme Annette Seeboth rencontrèrent M. Emile Torner et Mme Gisèle Guillemot, anciens Résistants et Déportés au siège de l'association A.D.I.R.P. de Paris situé dans le quartier du Marais.

Retrouvez ici les films de cette rencontre.




OCTOBRE 2010

L'ADIRP de Paris a la tristesse de vous faire part
de la disparition de notre camarade Marcel Petit.

Nous adressons toutes nos plus sincères condoléances à sa compagne, Geneviève Guilbaud.Marcel Petit est décédé le 13 octobre. Membre du Comité national, il était président de l'ADIRP de Seine-et-Marne et président de la section de Melun-Dammarieles~Lys.

Il était également très impliqué dans le Comité du mémorial de Nanteuil-Saâcy en vue de l'implantation d'un wagon rappelant le dernier convoi de déportés parti de la région parisienne le 16 août 1944. Engagé dans la Résistance au sein du Front national et des FTP, il était chargé de la distribution de tracts à Dammarie-les-Lys après les avoir récupérés à la gare de Melun ou de Fontainebleau.

Il fut arrêté le 22 avril 1942, à l'âge de 15 ans, et interné à Melun et à Fresnes. Il fut déporté comme NN le 22 juin 1942 au camp de Hinzert puis transféré dans les prisons de Wittlich et de Breslau (Wroclaw, en BasseSilésie) où il fut jugé et condamné. Le camp de Gross-Rosen fut l'étape suivante suivie de Dora, Harzungen, Nordhausen et Bergen-Belsen enfin, où il fut libéré. Marcel Petit était chevalier de la Légion d'honneur, Combattant volontaire de la Résistance, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre et de la Croix du combattant.

L'ADIRP de Seine-et-Marne organise une cérémonie qui aura lieu le 13 novembre à 11 heures, au monument aux morts de Dammarie-les-Lys pour lui rendre hommage. Le Bureau de l'ADIRP de Paris


SEPTEMBRE 2010

LE LIVRE D'EMILE TORNER VIENT DE PARAITRE !

Photo de couverture prise en juillet 2007 devant le tunnel du camp de concentration de Langenstein,
Kommando de Buchenwald

Pourquoi écrire un livre soixante-quatre ans après la libération des camps ?

Si j'avais écrit ce livre dans les années suivant mon retour, ce qui est écrit sur ma déportation aurait été identique à aujourd'hui. Mais tous les événements que je peux relater avec mes réflexions et l'expérience peuvent davantage intéresser les lecteurs.

Soixante-quatre ans, c'est vraiment toute une vie.
Je pense que j'ai de nombreux projets à faire aboutir.
Tant que je le pourrai, je continuerai à témoigner et à me rendre sur les lieux de mémoire. Ce qui est important aussi bien pour les jeunes générations que pour les familles qui nous accompagnent. Les jeunes générations pour les appeler à être vigilants sur les événements à venir. Quant aux familles, elles veulent connaître dans quelles conditions ont vécu les leurs.

C'est pourquoi, tant que nous le pourrons, il faudra continuer à être présents lors des voyages "Action Mémoire" avec l'association française Buchenwald - Dora et Kommandos.

Né en 1925 à Paris, Emile TORNER fut résistant, déporté à Buchenwald et Langenstein. Il est aujourd'hui président de l'ADIRP de Paris.


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Contactez nous
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Prix : 15 € (frais de port non inclus)


PRINTEMPS 2010

DECOUVREZ DEUX NOUVEAUX TEMOIGNAGES

MARCEL PETIT

"Personne ne peut imaginer le
sadisme des SS..."

Résistant à 15 ans, il est arrêté et survivra à plusieurs années de déportation, de la prison de Melun à Nordhausen, en passant par Dora, Hinzert ou Grossrosen...

SAMUEL ADONER

"A la place du gaz, on a eu de l'eau..."

Enfant de la rue des Rosiers, Samuel Adoner est arrêté avec toute sa famille avant d'être interné à Drancy puis déporté à Auschwitz où il verra les siens pour la dernière fois...

 


MARS 2010

CONGRES 2010
Samedi 27 mars - Mairie du XVe arrondissement

1 - RAPPORT DU CONGRES DE L’ADIRP DE PARIS


En ce samedi 27 mars, nous sommes réunis à la Salle Saint-Lambert de la Mairie du XVe arrondissement. Le président Emile Torner ouvre la séance, souhaite la bienvenue aux participants avant d’égrener la liste des camarades excusés, des personnalités présentes ou excusées. Il annonce également un don d’un montant de 50,00 € de la part de Mme Rabitchov. Nous regrettons par ailleurs l’absence de Raymond Huard, souffrant, qui devrait nous rejoindre plus tard. Puis nous observons une minute de silence à la mémoire de nos camarades disparus depuis notre dernière assemblée générale. J. Duchateau vient ensuite à la tribune pour lire le rapport d’activité rédigé par G. Guillemot. Puis N.Skrobek lit le projet de résolution. A l’issue de cette lecture, E.Torner lit une lettre de P. Prompt qui nous donne son avis critique au sujet de ce projet de résolution, trop larmoyant à son goût. Pour D. Hurevitch, la résolution est bonne, mais il conviendrait de rajouter un paragraphe qui réaffirmerait notre fidélité envers le C.N.R, attaqué par certains ces derniers temps. Une commission se met rapidement en place pour écrire ce petit paragraphe. M. Cling souhaiterait que l’ont ajoute que les armées alliées ont pu gagner la guerre avec l’aide de la résistance européenne. Et que l’on oublie pas de mentionner les complices vichystes à chaque fois que l’on évoque la «barbarie nazie».

Puis Gérard Pupile, notre trésorier présente le rapport financier. Malgré des dépenses imprévues, (réfection du local, frais de mailing non provisionnés) nos finances sont saines et sous contrôle, grâce, notamment, aux dons et aux subventions salariales obtenues grâce à l’embauche d’un CAE. La subvention de la région Ile de France, promise depuis des mois, nous a enfin été versée. Unique membre de la commission des finances, Eliane Hurevitch se plaint d’avoir été seule, mais donne son quitus.

Election du bureau : En raison de son éloignement de Paris, D. Hurevitch souhaiterait quitter son poste de vice-président, mais face à l’insistance d’A. Laufman et des autres membres du Bureau, D. Hurevitch accepte de rester à condition que nos réunions ne se tiennent plus le jeudi ou le lundi. La commission des finances s’enrichit de deux nouveaux membres : J. Duchateau et J. Migdal.

Prises de paroles. Président du Comité d’Entente des A.C. du XVe arrt, le Colonel Bourré s’occupe de 25 associations et s’efforce d’assister à toutes les réunions. Il a toujours suivi nos travaux et insiste pour que l’on poursuive notre devoir de mémoire et que l’on intéresse les jeunes à notre passé. Il nous félicite pour notre travail et nous souhaite de continuer ainsi encore longtemps.

Président du Comité de Paris de la FNACA, Jean Laurans est également présent en tant qu’adhérent. Il nous assure que les A.C. d’Algérie partagent nos valeurs et se posent en continuateurs de nos travaux. Ils ont toujours été impressionnés par notre détermination et s’appuient sur notre expérience. Il nous fait part de la création prochaine dans le XVe arrt de l’Espace Parisen Histoire et mémoire de la Guerre d’Algérie. Il termine en nous assurant que les anciens combattants d’Algérie seront toujours à nos côtés.

Représentante d’Anne Hidalgo et des groupes de gauche de la mairie, Mme Petranico se dit honorée de participer à notre congrès et tient à exprimer tous ces voeux pour notre association. Elle nous fait part de l’expérience de sa fille qui participé au concours de la Résistance et de la Déportation et qui a été très touchée par cette partie de l’histoire. Elle affirme que la mémoire doit continuer par tous les moyens : livres, films expériences, témoignages. Elle s’avoue très émue par la nouvelle progression du FN aux dernières élections et termine en promettant de maintenir en vie nos efforts car « c’est grâce à vous que nous sommes libres ».

Fraîchement élue présidente des la délégation territoriale de l’AFMD de Paris, Mme Anne Sanquer se réjouit de voir à quel point nous sommes encore nombreux et actifs. Elle nous fait part ensuite du nouveau dispositif du service civique qui s’apprête à impliquer encore davantage les jeunes dans la vie associative, ce qui représente une chance pour la transmission de la mémoire de la déportation et de la résistance.

Ayant découvert par l’intermédiaire de notre site internet la tenue de notre congrès, M. et Mme Helmut Vona, amis d’E. Torner, sont venus exprès d’Allemagne pour y assister : Très ému, M. Vona explique qu’il avait 6 ans en 45, qu’il ne souvient pas vraiment de la guerre, mais il nous félicite, avec beaucoup d’émotion dans la voix, pour notre lutte contre cette barbarie et avoue qu’il s‘efforce de la continuer outre-Rhin. E. Torner ajoute que nous n’avons jamais été fâché avec le peuple allemand qui lui aussi fut victime de Hitler, mais que nous avons toujours combattu les nazis et leurs idées.

C. Schapira rappelle que lors de la Journée du Souvenir, le 25 avril prochain, il faut être présent en mairie. Dans le18e à 10h00, chantera la chorale de l’Opéra de Paris.

E. Torner regrette qu’à l’occasion du 65é anniversaire de la libération des camps, le secrétariat d'état n’ait rien organisé, nous faisant ainsi regretté Jacques Chirac et la cérémonie qu’il avait organisé au Trocadéro.
A l’heure des votes, le rapport d’activité, le rapport financier et le projet de résolution sont adoptés à l’unanimité.

Pour clore ce congrès, représentante de la FNDIRP, G. Guilbaud prononce son discours (voir plus bas) à l’issue duquel elle est chaleureusement applaudie. Des fleurs lui sont offertes. Nous offrons également des livres au Colonel Bourré ainsi qu’à Herr et Frau Vona. La séance est close à 12h00.
Pour terminer, plusieurs gerbes furent déposées au pied du Monument au mort de la mairie, notamment par J.M. Hue, adjoint au maire en charge des Anciens Combattants. Puis un repas convivial fut pris au restaurant où comptâmes 36 convives heureux et fiers d’être présents.

2 - RAPPORT D'ACTIVITE, REDIGE PAR GISELE GUILLEMOT

Les années se succèdent et plus ou moins se ressemblent mais drainent de plus en plus leur poids de difficultés. D’abord, hélas, les disparitions qui s’accélèrent et nous laissent démunis – ceux qui s’en vont sont irremplaçables – à notre chagrin s’ajoutent les difficultés matérielles provoquées par ces départs. Par ailleurs, au fil du temps nous devons assumer tous les maux du grand âge. Que se soit au niveau de la FNDIRP ou de notre ADIRP nous nous affaiblissons physiquement et chacune de nos activités exige un effort considérable.

Pourtant chacun d’entre nous essaie avec pugnacité d’être encore efficace et il faut reconnaître que tant bien que mal notre AD tient le coup.
Les rencontres que nous provoquons sont toujours des succès et nous sommes surpris de nous retrouver aussi nombreux – mais ce n’est pas sans difficultés – aussi nous avons besoin des efforts de chacun.

Les petits ruisseaux, dit-on font les grandes rivières. Il faut que notre rivière coule encore un certain temps, aussi nous avons besoin de tous les petits ruisseaux.
Les plus courageux d’entre-nous participent encore à des interventions dans les établissements scolaires et y passent beaucoup de leur temps. Nous sommes hélas trop peu nombreux dans ce genre d’activité.

Ce qui importe, c’est qu’autant que nous le puissions, nous tentions de donner à nos jeunes l’envie de s’investir dans la vie collective, quand on pense aux difficultés surmontées pour obtenir le droit de vote aux femmes et que pas même la moitié d’entre elles se rendent aux urnes, c’est désespérant.

Nous devons à tous ceux qui viennent de nous quitter, Claudine Leroy, Pierre Gouffault, Jacques Loriette et tous les autres de transmettre la Mémoire, afin que notre douloureux passé serve au moins à construire un meilleur avenir.
En 2009, l’ADIRP a organisé dans ces locaux refaits à neuf, une séance de dédicaces qui a réuni plus d’une quarantaine de participants. Une vingtaine d’ouvrages ont été vendus.

En 2006, subventionnée par l’Ile de France, l’ADIRP a entamé une collection de témoignages de nos anciens internés, résistants et déportés, filmés en vidéos et placés ensuite sur notre site. Une quinzaine de témoignages sont désormais sur notre site. En douze mois, nous avons reçu plus de 6000 visites. Voilà un relais de la mémoire qui fonctionne très bien. Je vous invite à visiter notre site www.adirp.org. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, je les invite également à témoigner, cela peut se faire à votre domicile ou bien au siège de l’ADIRP, rue de Jouy.
Vous pouvez acquérir ses témoignages sur DVD. Il suffit de les commander à David. Ils sont gratuits - nous n’avons pas le droit de les vendre, cela est inscrit dans la convention que nous avons passé avec l’Ile de France - mais ceux qui le désirent peuvent faire un don au moment de recevoir ses DVD.

En collaboration avec le Musée de Besançon, nous avons retrouvé des cassettes VHS de certains témoins appartenant à l’ADIRP de Paris. Nous avons pu numériser les bandes et les monter en plusieurs petits extraits de 10 minutes avant de les placer sur notre site. Nous avons également pu placer sur notre site plusieurs vidéos montrant nos camarades Emile et Raymond témoigner dans les locaux de la FMD, devant deux classes de lycéens venus de Belfort.

Pour terminer, quatre heures de films ont été numérisées, montées et placées sur notre site. Il s’agissait d’un voyage que notre président Emile Torner a effectué à Buchenwald, Dora et Langenstein en compagnie d’autres anciens déportés chargés de faire visiter ces camps à dune vingtaine de lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation.